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La France insoumise (LFI) est en proie à une vive crise interne, après la publication d'un communiqué au vitriol de Thomas Guénolé, jeudi 18 avril. Ce dernier, 14e sur la liste de LFI aux européennes, reproche à Jean-Luc Mélenchon de se comporter en "autocrate" et qualifie la formation de "dictature", laquelle serait entièrement inféodée à un leader à "la personnalité imprévisiblement colérique". Il en a profité pour retirer "spontanément" sa candidature au prochain scrutin.

Jean-Luc Mélenchon, "un risque élevé de condamnation"

Thomas Guénolé s'en prend également à Sophia Chikirou, conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon, et à Manuel Bompard, deuxième sur la liste au scrutin européen, qu'il qualifie de simple "homme de paille" et de "paratonnerre".

Le politologue, par ailleurs, cible nommément Jean-Luc Mélenchon en évoquant les "enquêtes judiciaires sur les comptes de campagne présidentielle". Selon lui, le leader du mouvement fait l'objet d'"un risque judiciaire élevé de condamnation".

Le maintenir comme notre 'candidat naturel' à la présidentielle est donc une prise de risque inconsidérée pour notre mouvement.Thomas Guénolé, politologuedans un communiqué

L'ex-"éditorialiste insoumis" précise avoir lancé plusieurs fois l'alerte en interne au sujet de cette "dangereuse dérive autoritaire" et se dit la cible, depuis lors, de "méthodes staliniennes", notamment d'accusations "sur la base de rumeurs".

La France insoumise évoque un possible cas de harcèlement sexuel de la part de Thomas Guénolé

La France insoumise a immédiatement réagi en évoquant le "signalement d'une jeune femme dénonçant des faits pouvant s'apparenter à du harcèlement sexuel de la part de Thomas Guénolé". Ce dossier est en cours d'instruction, précise encore le communiqué, qui sous-entend que les attaques formulées par le politologue sont liées à cette enquête. "Nous découvrons avec stupeur le communiqué de Thomas Guénolé qui instrumentalise des prétextes politiques pour sa défense."

Le différend a pris des dimensions judiciaires, puisque Thomas Guénolé, ayant demandé à son avocat de prendre toutes les mesures "nécessaires" contre l'appareil central de la formation.

Ce n'est pas la première fois que la conduite du mouvement est critiquée en interne. En novembre, un conseiller de Jean-Luc Mélenchon, Djordje Kuzmanovic, a quitté la formation après son exclusion de la liste pour les élections européennes, lui aussi dénonçant des méthodes autoritaires. Au même moment, le porte-parole François Cocq avait dit avoir été banni.

Source de l'article : https://www.francetvinfo.fr/politique/la-france-insoumise/accuse-de-harcelement-thomas-guenole-denonce-une-derive-autoritaire-au-sein-de-la-france-insoumise_3404087.html#xtor=RSS-3-[politique]
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